Historique

Les ambiances du Golfe du Morbihan en hiver sont un régal pour les photographes. Merci Yann. On remarque la finesse des entrées d'eau de ce bateau de pêche. Les gabarits d' Atlas sont gardés dans un coin du Chantier de Brest La finition du pont de Morwenna, joli travail d'ébenisterie. Imaginer comment tirer le meilleur parti du bois brut pour réaliser ces varangues en chêne. Ceci constitue en partie la trousse de l'ébeniste de marine. Quand il s'agit de tailler de grosses pièces, mieux vaut s'y mettre à plusieurs. Structure axiale de Marie Fernand. Photo d'ensemble du Chantier de Brest où l'on peut voir l' Enfant des Flots et Morwenna.		   		   		   		   		   		   Détail du travail d'un ébeniste de marine.

Créé en 1976, le Chantier du Guip est aujourd'hui dirigé par ses deux associés: Yann Mauffret à Brest et Paul Bonnel à l'Ile aux Moines.

Le début d'une renaissance

A l’origine, en 1976, le Chantier du Guip a été créé par Francis Duwez et doit son nom à une fontaine située tout près du hangar originel ("guip" signifiant "fontaine" en breton). L'activité première est, à cette époque, la construction et la réparation de bateaux de pêche polyvalents. Lorsqu'en 1980, les chaprentiers se lancent dans la reconstruction d'un sinagot, le "Nicolas Benoît", voilier de travail traditonnel du Golfe du Morbihan, un déclic se produit au sein de l'opinion publique qui se prend d'intêret pour les embarquations tradionnelles de son littoral. C’est le début de l’aventure.

Francis Duwez passe la main au début des années 80, le Chantier du Guip est alors repris par Yann Mauffret et Alex Abarrategui, bientôt rejoints par Paul Bonnel. L’activité se poursuit avec la construction neuve de bateaux de travail parmi lequels plusieurs autres sinagots, deux misainiers bigoudens,etc.. ainsi qu’avec la restauration de nombreux navires traditionnels tels le langoustier "Le Corbeau des Mers", classé monument historique ou le cotre écossais "Seagull", plan Mylne.

Le tournant Brest 92 et le concours Bateaux - Villes des côtes de France

Le Guip s’est fait connaître du grand public à l’occasion de Brest 92 avec la construction d’une magnifique goélette de Chasse du début XIXè siècle "La Recouvrance". D’après des plans du Service Historique de la Marine, la goélette aviso mesure 41,2m de longueur hors tout, déplace 148 tonnes, jauge 80 tonneaux. La presse locale et nationale se fait alors l’écho de cette magnifique réalisation. Mais au delà de cette construction significative, le Chantier du Guip a, avec le concours du magazine "Le Chasse Marée", participé à la construction de plusieurs unités parmi lesquelles "La Belle Angèle", chasse-marée de Pont-Aven, ou le "Grand Norven", sardinier de Piriac. Jugé sur dix ans d’activité, le Chantier du Guip reçoit alors le trophée du Bois "Charpente marine" ainsi que le premier prix de construction du concours "Bateaux - Villes des côtes de France".

La belle plaisance et les yachts classiques

La première restauration significative dans ce domaine est celle de
"Hispania IV", 8m J.I. ayant appartenu au roi d’Espagne Alphonse XIII. Durant l'histoire du Guip, plusieurs coques prestigieuses sont passées dans les mains des charpentiers du Guip telles que "Pen Coat", bateau norvégien construit chez Fife en 1905, de "Vanity V", 12 m J.I. Fife 1936 ou plus récemment "Wings", 12 m J.I. Camper et Nicholson 1937 pour ne citer que quelques exemples. En 2004, le chantier du Guip est également choisi pour une restauration du pont de "Pen Duick".

Par ailleurs

Le Chantier du Guip mène à bien la reprise des moulins à eau de "Pen Mur" (moulin à papier), à vent du "Bois de Feugères", à marée de "Kervilio".

Aujourd’hui le chantier poursuit et développe encore son activité avec un grand souci de fidélité au savoir faire traditionnel et de reprise à l’identique des navires sauvegardés, mais aussi une ouverture aux techniques modernes comme cela a été demontré lors de la construction de "Atlas" (14,50 m), plan Ribadeau Dumas, en bois moulé.

Membre fondateur de la F.R.C.P.M. , le Chantier du Guip a toujours partagé son activité entre les voiliers historiques et traditionnels, les yachts de belle plaisance, et les bateaux de pêche et servitude.

L'équipe est passée de 3 à 23 personnes. Venues de formations diverses (ébénisterie, menuiserie, charpente navale, charpente de moulins et mécanique) , leurs compétences multiples et leur passion pour le bateau bois ont permis la construction de nombreuses unités qui ont fait la réputation du Chantier du Guip.

 

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